Les traditions du Mardi Gras à Porto-Vecchio – Associu I Baroni

photo coq

L’association I Baroni nous parle des traditions festives du Mardi Gras à Portivechju (« Lardaghjolu« ),  » fête inscrite dans le calendrier des Chrétiens qui marque la veille du début du Carême (« A Quaresima« ) jeûne de 40 jours allant jusqu’à Pâques. C’est donc le jour où les Chrétiens mangeaient “gras” pour la dernière fois. Un jour où l’on fait place à de grandes fêtes, de grandes cérémonies et qui, par le biais du carnaval, permettaient de se déguiser afin de laisser de côté toute hiérarchie et donner libre cours à la folie du moment… Moment de défoulement collectif où exorciser notamment la peur de la faim était au centre du jeu. Car, dans les sociétés traditionnelles, jusqu’au siècle dernier, disette et Carême, à la fin de l’hiver, coïncidaient étrangement…

Si nous ne retrouvons pas sur Portivechju une grande tradition du Carnaval (comme en Sardaigne par exemple), il n’y a guère longtemps pour Mardi-Gras, les écoliers porto-vecchiais avaient pour habitude de pratiquer «le lancer du coq». Une journée de fêtes où deux ou trois enfants avaient pour mission d’apporter un coq enrubanné à leur instituteur et de lui en faire grâce en le lui jetant.

Tous s’étaient cotisés pour l’acheter, et tous savaient parfaitement ce que signifiait cet «échange rituel» : la fin des classes ! Seule règle à ce petit jeu là, «si l’instituteur t’attrape, pas d’école buissonnière !». Même si le Maître, comme tous les ans, était  au préalable informé de la chose,  celui-ci faisait semblant de l’ignorer en poursuivant son cours jusqu’au moment fatidique. Il faut dire que ce jour-là était longuement attendu par les écoliers et tous s’impatientaient de pouvoir finir la classe.

Le coq une fois lancé, un chahut indescriptible bouleversait les habitudes dans la salle de classe : tout le monde riait… y compris l’instituteur.

Ce dernier, après de nombreuses courses-poursuites avec ses élèves, était même tenu de servir des gâteaux et des fruits secs à l’ensemble des participants, parents, élèves et professeurs.

Le partage, l’échange étaient donc au centre de ce moment.

Il faut également retenir que dans le lancer du coq, le but était tout de même de faire un cadeau à l’instituteur en remerciements de la peine qu’il se donnait pour instruire les enfants. »

www.associuibaroni.com

 

Aucun commentaire, rédigez le premier !

Répondre

Retour en haut de page